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[alert violence] Une esquisse dans la neige pour ne pas regarder le fil du temps s'écouler ft XingYun

Ecrit le le Jeu 27 Fév - 13:21
Sôh-Mon Dod'Ousse
Sôh-Mon Dod'Ousse
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Une esquisse dans la neige pour ne pas regarder le fil du temps s'écouler ft XingYun







20ème jour de la Lune du Renard Camouflé en l’an 1049 | Uxy, région de Snowllia, Hautes Montagnes enneigées


« Aïe ! »


Un brusque coup de vent décoiffa le pauvre Sôh-Mon et retira sa capuche alors qu’il se blottissait tant bien que mal dans son épais manteau. Il était bien couvert, et de la tête aux pieds, mais il ne bougeait pas beaucoup. Et sa main était ensanglantée. Pour comprendre pourquoi le petit prêtre itinérant était bloqué en plein milieu de la route menant à Ofeil, et légèrement blessé, il fallait remonter à plusieurs heures auparavant.

Sôh-Mon finissait de préparer son départ du village des Kitsunes, qui l’avaient accueilli avec beaucoup de gentillesse, rassemblant un peu de nourriture, et quelques médicaments. Il avait d’abord mis quelques jours à atteindre Ofeil notamment à cause de sa montagne difficilement praticable pour un humain. Le temps y était plutôt clair, sans aucune tempête en vue, ce qui avait évidemment ravit le petit prêtre. Pourquoi prendre le chemin le plus compliqué, alors qu’il ne l’avait jamais emprunté ?...
Il avait eu envie de se mettre à l’épreuve, de remettre en question ses entraînements physiques qu’il avait suivit pendant toutes ces années à Tharas. Le jour il escaladait, et dès qu’une trop grande fatigue se faisait sentir, il cherchait un endroit, une grotte ou un renfoncement assez profond pour s’y réfugier, s’y réchauffer et s’y restaurer. Ça avait été difficile, long et épuisant, et il soupçonnait son manque d’orientation d’avoir rallongé son itinéraire… Comme d’habitude.

Arrivé à Ofeil, les habitants lui avaient offert généreusement de lui enseigner quelques notions de leur culture, sans toutefois lui en léguer ses secrets. Sôh-Mon le savait et il leur avait fait savoir très vite qu’il n’en réclamait pas tant, au contraire. Il avait soif de découvrir d’autres peuples, d’autres croyances pour s’ouvrir l’esprit, et plus se rapprocher de cette ascension et paix intérieure qu’il poursuivait. Ayant économisé sur la nourriture avant de rentrer dans la région de Snowllia, il pu se payer des bains dans les sources chaudes tous les soirs, acheter un ouvrage, se reposer et manger un peu plus que de coutume. Il fallait bien ça à son corps pour se remettre et affronter des températures aussi basses.
Ce séjour l’aura fortement ému, lorsqu’il apprendra plus en détails quelle était l’histoire de ce peuple, ce qu’ils avaient endurés, et comment ils en étaient arrivés à leur liberté.  Il put également leur partager sa propre histoire, sa vie au-delà de leur montagne et des plaines, proche d’une immense étendue d’eau.
Après avoir fait son sac, prit un dernier bain, récupéré son nécessaire à dessin au fusain, un cadeau de l’une de ses connaissances à Ofeil, il décida de quitter le merveilleux village par les routes cette fois-ci, et de leur rendre leur tranquillité.

Après avoir parcouru un premier kilomètre, il s’arrêta sur le bas-côté, sorti le carnet et le fusain de son emballage en papier, et il observa ses présents sous toutes leur couture. C’était si beau… Le carnet était rouge et doré, avec de jolis broderies représentant des renards blanc, gris et noir. Sôh-Mon se releva ensuite, et se remit en route, tout en dessinant la montagne, magnifique vue qui s’offrait à son regard à moitié éteint. Il aimait énormément retenir ses souvenirs par le dessin… Chose qu’il n’avait pas assez fait dans le passé. Malgré la dangerosité de ce chemin -le peuple d’Ofeil l’avait mis en garde en lui rappelant la présence de chasseurs de Kitsunes, ou de simples bandits- Sôh-Mon était bien plus à l’aise qu’à l’allée. Il allait encore se perdre, sans aucun doute, mais il se fatiguerait beaucoup moins. Il pouvait donc totalement se concentrer sur ses esquisses… Non ?

« Essayons de dessiner son visage… »

La montagne immortalisée avec une certaine facilité -encore une fois, il pouvait remercier le temps clair- il tenta de trouver les traits de sa jeune sœur dans sa mémoire, puis de les poser sur le papier. Malgré tout… Au bout de plusieurs ratures, il se rendit compte, avec douleur, que de ses souvenirs, il ne restait qu’un… Sentiment. Un vague souvenir d’un sourire éclatant… Un rire mélodieux… Des yeux et cheveux aussi bleus que les siens… Et…

« C’est… C’est tout… »

Le cœur serré, il tourna presque rageusement la page, et soupira profondément. Il ne devait pas écouter le désespoir… Il devait…

« Je vais plutôt dessiner un visage dont je me souviens bien. »

Souriant, son regard à moitié voilé par la cécité devint mélancolique. Ce qu’il commençait à dessiner faisait parti de son ancienne vie. Et s’il se permettait de le dessiner, c’était tout ce qu’il s’octroyait. Avant de revoir quiconque de sa vie d’avant, il devait changer, et s’élever. Aller au-delà de la peine et de la souffrance. Tout en dessinant un visage, un sourire, et une longue, longue tresse, son cœur arriva doucement à calmer sa peine. Mais… Son dessin resta inachevé. Même s’il était concentré, son ouïe capta un bruissement suivit d’un grognement, le poussant à relever son regard, sa main déjà prête à dégainer sa lance attachée dans son dos. Se battre avec de l’eau dans de telles conditions était impossible pour lui. Il pouvait maîtriser l’eau sous forme de brume avec de l’entraînement… Mais la glace… Il n’y arriverait sans doute jamais.

Après avoir observé tant par son œil droit, que son ouïe aiguisée, il se décrispa, et fit trois pas sur le côté. Il venait d’apercevoir un renard des neiges… Adulte ?... Sans doute un jeune adulte. Il s’était crispé, les crocs bien visibles. Une technique d’intimidation pour éviter la confrontation avec un potentiel prédateur. Sôh-Mon savait comment gérer ce genre de situation. Il garda son calme, ne quitta pas la créature des yeux et continua son chemin, en essayant au maximum de lui montrer qu’il respectait son espace vital.

« Du calme… Je ne te ferai aucun mal. Je ne fais que traverser ton terri- !! »

Avant la fin de sa phrase, le jeune prêtre dû esquiver très rapidement. Non pas le renard effrayé, mais un système de piège assez bien élaboré en deux temps. Son ouïe ne capta à temps que la première partie… Une corde avec un canif suintant un liquide coloré et très odorant. Il avait donc esquivé la lame avec une rapide rotation, et immobilisé le couteau de poche de son talon sur le manche.

« Ahh !! »

Mais malheureusement, presque instantanément après, un grand et lourd filet lui tomba dessus. Il n’avait rien pu esquiver, et se retrouva plaqué à même la terre, au pied d’un arbre, en plein milieu de la route.

« … Génial… »

Rien de très grave… Il n’était pas blessé, et le filet était peut-être lourd, mais il avait le canif quelque part à ses pieds. Non, plus que réellement immobilisé, il était surtout gêné et honteux de s’être si facilement fait avoir. Tout en cherchant à tâtons la clef de sa sortie, il réfléchit à toute vitesse. Le filet était bien grand, même pour le plus gros des gibiers de la montagne… Mais il n’avait pas l’air résistant. Lui n’avait ni croc, ni griffe, mais ce n’était pas le cas des animaux autour de lui…

« Aïe !! »

Le petit renard qu’il avait croisé sous peu venait de lui mordre profondément l’un de ses doigts.

« Ah… Tu t’es fait prendre toi aussi ? Désolé… Hm, laisse-moi le temps de trouver de quoi nous sortir de là, d’accord ? »

La créature grogna, tenta de bouger malgré le filet, et couina, visiblement souffrant. C’est à ce moment là que Sôh-Mon comprit. D’une part, il était tombé sur un animal visiblement blessé, ce qui expliquait sans doute sa méfiance accrue… Et d’autre part… Le filet était arrivé peu après le petit couteau. Pas avant. Et la lame était enduite d’un liquide un peu poisseux. Il s’agissait sans doute d’un poison paralysant. Ça devait être fréquent pour les chasseurs. Mais au vu de la taille du filet, ceux-ci s’attendaient à de très gros bestiaux…

« Ah… Zut, je suis dessus… Bon tant pis, je vais te soigner avant, tu m’as l’air souffrant. »

Cherchant à l’aveugle dans son sac, le petit prêtre également soigneur à ses heures perdues, sorti d’abord son tome d’eau avant de construire quatre poteaux d’eaux tout autour d’eux, afin de transformer le filet en une espèce de tente. Un peu plus libre de ses mouvements, il attrapa un bandage, et un bout de fruit. Il tendit d’abord à la créature la nourriture, la laissa se restaurer, puis toucha doucement l’une de ses pattes, celle qui le faisait boiter. Bien sûr, la créature le griffa plusieurs fois, et tenta même de le mordre, jusqu’à l’épuisement.
Sôh-Mon avait mal, mais il ne s’arrêta pas pour autant. Il devait se dépêcher pour pouvoir les libérer tous les deux.

« Aïe… Je suis désolé… Je te fais un bandage qui t’aidera à moins souffrir de ta blessure. Tu pourras toujours le retirer lorsque tu iras mieux… Je sais… ça fait mal… »

La douleur un peu anesthésiée par la température, Sôh-Mon finira par réussir à calmer la créature et termina ses soins.

« Bien… Maintenant le-
-Ohh ?... Ce n’est pas un Kitsune, Marvis… Un humain ?
-Imbécile ! Je t’avais dit qu’aucun d’entre eux ne se feraient prendre ! On aurait dû s’associer avec un pro, Nahol !
-Excusez-moi… Est-ce que vous pourriez…
-On pourrait peut-être le vendre cela-dit ! »


Jamais, Sôh-Mon n’aurait pu imaginer sur de telles personnes. Surtout pas après avoir visité Ofeil. Ces chasseurs ne ciblaient ni les animaux, ni les humains à la base… Mais bien… les Kitsunes. La conversation malsaine qui s’ensuivit à son encontre ne le choqua pas plus que ce fait. Il ne comprenait pas les gens qui ne chassait pas par nécessité. Lui refuser de se nourrir de viande. Il acceptait cependant que tous, animaux, humains, Ulfhedin, Kitsune, etc… Tous avaient besoin d’avoir une alimentation plus variée que la sienne. Très bien. Mais ceux qui chassait par pur plaisir… Ou simple désir pécuniaire, il ne comprenait pas.

« Hé !! »

Ce n’est que suite au cri du jeune homme, que les deux bandits tournèrent visage et attention.

« Vous chassez les Kitsune c’est ça ?
-T’as bien entendu sale gamin. Va falloir lui donner du poison pour qu’il se tienne tranquille…
-Héhé, au pire on pourra bien lui couper la langue.
-T’avise pas de nous l’abîmer ! Ils pourraient nous rapporter gros à Uzuri ! Le chef sera content même si on lui aura pas ramené la marchandise d’exception !
-Justement. Il est pas question que je vous laisse vous en sortir ! »

Sôh-Mon était en colère… Agenouillé, le canif dans une main et son tome d’eau dans une autre, il savait qu’il allait devoir se retirer très vite de ce filet s’il voulait avoir une chance. Ainsi prit au piège, il ne pourrait que vaguement se débattre tant qu’il ne se sera pas libéré.

Et alors que le dénommé Nahol sortait un coutelas et une bouteille de poison, un bruit dans un buisson attira l’attention des deux hommes. Profitant de cette aubaine, Sôh-Mon matérialisa de l’eau et la fit couler discrètement aux pieds du premier homme. Son eau gelait instantanément, et sa quantité était limité en ces lieux, car il n’y avait pas beaucoup de neige. Donc, chaque mouvement devait être orchestré avec la plus grande minutie, et ce malgré son énervement.

Sôh-Mon pria fortement Kila et Soma, espérant qu’aucune autre fripouille ne sortirait de ce buisson. Dans quel pétrin s’était-il encore fourré ?...

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Dernière édition par Sôh-Mon Dod'Ousse le Lun 23 Mar - 19:36, édité 1 fois

[alert violence] Une esquisse dans la neige pour ne pas regarder le fil du temps s'écouler ft XingYun

Ecrit le le Mar 3 Mar - 23:05
Xingyún Feng
Xingyún Feng
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Festival du Citron Yun

Une esquisse dans la neige …






Ton souffle haletant vint rencontrer l’air froid. Ton regard doré ne laissait échapper aucun mouvement. Tes dents grinçaient dans ta gueule comme un animal enragé. Tes oreilles étaient droites comme des I sur le dessus de ton crâne. Il n’y avait aucun doute quant à ta posture ; et pourtant, « ils » ne semblaient pas vouloir te lâcher. Ils étaient comme déterminés à aller jusqu’au bout. Alors soit. Allons-y.

Quelques jours plus tôt.

« AH MAIS FERME LA ! TU ME CASSES LES OREILLES ! » C’était toi dans toute ta splendeur. Oui, tu venais de hurler, tes mains sur tes fines oreilles blanches. Tu avais envie de t’arracher les cheveux. Mais tu ne venais pas seulement de crier ta frustration, ton énervement dans l’air, comme si c’était une chose tout à fait normale, toute la chaîne de montagnes de Snowllia t’avait sûrement entendu. « Tu ne devrais pas crier aussi fort … Tu vas créer des avalanches. » Tu haussas un sourcil et commenças à grogner. « MAIS C’EST PAS VRAI ! TU ME DIS QUOI FAIRE ? » Tu entendis un soupir prononcé de la part d’une personne dans ton dos, et cela te ramena immédiatement sur la terre ferme. Tu étais, en ce jour, un invité tout spécial d’Ofeil. Pourquoi ? Bah parce que tu accompagnais ton frère dans les montagnes, afin de procéder à une sorte de rituel, tu avais arrêté d’écouter à un moment donné. Trop occupé à gratter le bois de la petite maison chauffée aux bûches, de tes griffes acérées. Si tu avais accepté la présence de plusieurs personnes autour de toi, c’était uniquement pour faire bonne figure devant ton aîné, Liuxing, le grand Chef du clan des Kitsune. Tu ressentais toujours ce besoin d’être quelqu’un de bien en sa présence, mais cela devait faire au moins une heure qu’un de ces accompagnateurs piaillaient sans cesse … Tu avais mal à la tête, tu n’en pouvais tout simplement plus.

Tes sourcils froncés, tu adressas un regard noir à ton frère, avant de courir plus avant, et aller te réfugier sur les toits du village. Tu étais en colère, oui, mais pas contre le Chef, surtout contre toi-même à crier et t’énerver pour pas grand-chose. Tu sautas sur quelques toits, et t’arrêtas sur une des hauteurs du bâtiment des sources chaudes. Non seulement, tu avais de l’air chaud qui remontait de l’eau, mais en plus, tu pouvais voir un plus large panel de choses d’ici. Tu te positionnas en tailleur, et rentras tes mains dans tes longues manches rouges comme pour méditer. Tu étais débile, tellement débile et grossier en plus. Le soupir de Liuxing en disait long. Sans doute qu’il te détestait … Sans que tu ne t’en rendes compte, quelques heures passèrent, et la nuit enveloppa Ofeil de son manteau sombre. Quelques flocons vinrent caresser ton nez, signe qu’il fallait que tu rentres.

Le lendemain, tu avais prévu une énième exploration du sentier marchand qui menait au village, histoire de voir si tout allait bien, s’il n’y avait pas de danger. Ces derniers temps, avec tes allers et retours réguliers pour assister aux événements importants de ta famille, la construction de Calion et tes mission de Gardien d’Uxy, tu restais rarement inactif. Tu aimais bouger plus que rester en place, ça tombait plutôt bien. Alors comme un jour ordinaire, tu empruntas le même chemin, tu rencontras les mêmes personnes, et tu comptais rentrer après avoir fait le même tour des environs.

Ta ronde terminée, le soleil encore haut dans le ciel, tu fis demi tour pour regagner Ofeil, afin de pouvoir manger. Tu sentais presque l’odeur de la cuisine de ta mère d’ici, tu avais hâte, et d’un pas de renard rapide, tu te faufilas entre les arbres. Jusqu’à ce que tu vois une habitante près de l’entrée, les mains jointes, l’angoisse sur le visage. Tu t’arrêtas donc, et repris forme humain. « Ah ! Xingyun, s’il te plaît, aides-moi, Xingyun, je ne sais pas quoi faire ! » Tu pris le haut de ses bras dans tes mains pour la secouer un peu, histoire qu’elle se calme. « Bon parles, qu’est-ce que t’as ? » Tu pouvais sentir sa peur jusque dans tes os, et tu n’aimais pas ça. Un sentiment désagréable te parcourut l’échine, alors qu’elle te racontait son histoire. Ni une, ni deux, tu regardas la forêt, et bondis d’un petit rocher, afin de te transformer, retombant, non sur deux jambes, mais deux pattes d’un noir parfaitement brillant.

Il n’était pas simple de retrouver une odeur dans la neige, mais ce n’était pas impossible. Les parfums de la nature, des animaux sauvages, des passages de marchands et touristes, tout ceci brouillait la poste que tu voulais absolument suivre. Tu y arriverais, il te fallait un peu de concentration. Ton pelage au vent, tu t’arrêtas quelques instants pour renifler le sol, des traces y étaient fraîches, mais tu ne connaissais pas cette personne. Pour le moment, il s’agissait du seul élément perturbateur, tu décidas de remonter jusqu’à la source. Tu n’avais pas peur, en vérité, tu n’avais jamais peur de quoi que ce soit. Qu’il s’agisse d’un combat, de poison, de lames, de crocs, ou de la mort, rien de tout ça ne t’affectait. Tu étais capable de tuer de sang froid, alors le jour où tu deviendras un esprit, ce sera comme si tu commençais une nouvelle vie, ailleurs.

En suivant la piste de l’inconnu, tu trouvas plusieurs chemins croisés. Comme si plusieurs personnes étaient passées par là, comme si un groupe essayait de dissimuler son passage. Ton regard ambré se perdit dans l’étendue de neige, tu semblais perdu dans la contemplation, mais il n’en était rien en vérité. Il n’y avait pas beaucoup de temps entre ces traces de pas et toi, mais tu devais te dépêcher. Comme d’habitude, tu optas pour la solution radicale, tu coupas directement à travers les champs de neige pour atteindre le plus rapidement possible ta destination.

Ta vitesse était presque au maximum, tu ne voyais qu’à peine les arbres défiler, tu évitais avec aisance les troncs tombés, les roches, les quelques pièges ci et là. Les pièges ? Tu ralentis la cadence. Il n’y avait pas de pièges normalement, tu veillais au grain et les équipes de ton frère aussi, pourquoi est-ce que toutes ces installations semblaient récentes ? Ton coeur s’activa considérablement, alors qu’une silhouette se dessina derrière toi, dans la neige immaculée. Tu roulas sur le côté, et bondis sur une branche d’arbre, non loin de toi, surplombant légèrement l’humain qui venait d’essayer de te décapiter. Tu le regardas du haut de deux mètres environ, tu retroussas les babines en regardant une lourde lame aiguisée se diriger de nouveau vers toi. Si cette hache te touchait, tu étais fini.

Quelques dizaines de mètres plus loin, tu entendis des voix après une odeur trop familière. Du sang. Cela te déconcentra une minute, tu perdis l’équilibre et risquas de te prendre la patte dans un piège à ours. Tu pris une impulsion pour t’échapper et te diriger vers un danger en contrebas, là-bas, on avait besoin de toi. Tu avais temporairement semé le chasseur, ce qui te permit de ralentir ton allure et baisser ton corps, frôlant la froideur du sol pour camoufler ta présence. Tu te faufilas dans les feuillages dans la plus grande des discrétions, afin de te rapprocher un peu plus. Ta précieuse poudreuse était écarlate à certains endroits, mais ce qui te chiffonnait le plus, c’était la présence de chasseurs dans le coin. C’était certes, éloigné de Ofeil, un peu beaucoup, mais c’était tout de même inhabituel. Et puis pourquoi Citronnel était là aussi d’abord. Ah, ça commençait à t’énerver tout ça. Et la conversation des crétins ambulants ne t’aidait pas à rester calme. Tu montais rapidement dans les tours en général alors là …

Sans perdre de temps, tu t’élanças au travers du buisson pour attaquer un des hommes. Tu arrachas de tes dents un morceau de chair de sa jambe afin de le déstabiliser, puis te redressas immédiatement pour sauter vers le ciel, lacérant de tes griffes son torse. Un liquide rougeâtre ne tarda pas à faire son apparition, alors que tu t’écartais, esquivant par la même occasion, une lame empoisonnée. Tu connaissais ce parfum, il te rendait groggy et confus. Ton odorat très sensible n’appréciait pas du tout le mélange, mais tu te faisais violence pour ne pas te laisser avoir. Tu bondis en arrière, atterrissant près du filet qui contenait un humain et un kitsune. Tu devais les tirer de là, Citronnel était blessé, tu ne pouvais pas juste le laisser là. Si tu sauvais l’humain, alors tant mieux. La réputation d’Ofeil et de ton frère étaient en jeu. « Toi … Tu es … Le Kitsune Maudit !! »

Un des chasseurs était hors d’état de nuire pour le moment, tu t’aidas de ton instinct pour échapper à la lame d’un couteau une nouvelle fois. Ton souffle haletant vint rencontrer l’air froid. Ton regard doré ne laissait échapper aucun mouvement. Tes dents grinçaient dans ta gueule comme un animal enragé. Tes oreilles étaient droites comme des I sur le dessus de ton crâne. Il n’y avait aucun doute quant à ta posture ; et pourtant, « ils » ne semblaient pas vouloir te lâcher. Ils étaient comme déterminés à aller jusqu’au bout. Alors soit. Allons-y. Tu grognas de mécontentement, tout en fonçant sur ton assaillant qui semblait avoir une ressource illimité en armes de jet. Alors que tu sautais dans tous les sens pour esquiver et essayer des approches, tu glissas sur une petite plaque de verglas. La seconde d’après, tu ouvrais les yeux sur un nuage toxique tout autour de toi. Une bombe de poison venait d’être jetée, et tu avais plongé les quatre pattes dedans.

Un hurlement déchirant fendit l’air. La surprise te prit de court. Tu ne voyais plus rien. Rien du tout. Ce gaz t’avait privé de ta vue, tes yeux étaient douloureux, tu ne pouvais ni les fermer, ni trop les cligner. Perdu l’espace d’un instant, tu ne sentis pas le shuriken logé sur ta cuisse. Pour te protéger, tu te reculas le plus possible, sortant du brouillard violacé causé par la bombe, et te précipitas sur le lanceur pour lui trancher la tête d’un revers, tu avais mis toute ta force et toute ta haine dans ce coup, ça n’avait pas pardonné. L’intérieur momentanément blanc, ton pelage ébène sali de sang, tu devais ressembler à un monstre tueur. Mais peut-être que la vérité n’était pas si loin.

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Ecrit le le Ven 6 Mar - 0:43
Sôh-Mon Dod'Ousse
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En un clignement d'oeil, la fine couche de neige auparavant si blanche devint pourpre... Et pâteuse. Un mélange ressemblant vaguement à de la boue. Ce n'est que lorsque le premier homme qui commençait tout juste à avoir ses pieds prit dans son eau gelée, que Sôh-Mon aperçu le renard en question. Ou plutôt... Le Kitsune, d’après l’un des chasseurs.

Ça alors... C'était la première fois qu'il en voyait un sous sa forme animale. Il était... Magnifique. Et... Un peu effrayant. Son intention était clairement de l'aider lui et le renard, et de mettre hors d'état de nuire les chasseurs. Quoique... Sans doute que le renard qu'il avait soigné était lui aussi un Kitsune. Il ne pouvait pas l’exclure, surtout en se souvenant que l’être semblait réellement comprendre ses intentions. Et puis maintenant qu'il le regardait mieux, la créature avait une taille et une couleur un peu différente des renards qu'il connaissait. Tout du moins, ceux qu’il avait déjà aperçu dans la région de Nirally.

Reconnaissant auprès du Kitsune soi-disant "Maudit", le petit prêtre continua à utiliser l'eau du peu de neige présente, afin de totalement refermer son piège sur le premier de ses agresseurs. L'empêcher d'attaquer était la meilleure des stratégies pour causer un minimum de dégâts. Il comptait ensuite le livrer avec ses camarades aux autorités de Ofeil, qui sans doute, les livreraient à celles de la forteresse Snothun... Il ne savait pas tout à fait comment la justice allait juger ces criminels... Mais il espérait que, sans ordonner la peine de mort, la punition serait à la hauteur du crime.
Cependant, en voyant le Kitsune "croquer", puis lacérer le prisonnier de son eau verglacée, un flash désagréable et entêtant se plaqua sur sa rétine. Il revoyait une scène qu'il avait pourtant essayé d'oublier, et de surpasser. Une scène qui s'était déroulée dans le sang et les cris... Un peu comme maintenant. Les hurlements de douleur du chasseur ensanglanté étaient insupportables. Tout comme un Ulfhedin trouverait insupportable certains ultrasons, ce genre de bruits le dégoûtait au plus haut point.  Les cris, le bruit des coups, et de la chaire arrachée.

Écœuré, il ignora tout cela pour le moment, et se mit à découper discrètement le filet pour ne pas attirer l'attention sur sa situation. Il était encore en situation de faiblesse, le Kitsune allié semblait bien gérer le combat alors il ne devait pas perdre un instant. Avant de le soutenir dans cet affrontement, il fallait d'abord mettre à l'abris l’autre créature affaiblie qui couinait toujours à ses pieds. Ce qu'il fit dès que le filet fut découpé. Il cacha la créature sous des buissons, et en comprenant qu’elle semblait s’inquiéter pour son homologue, l’Uxyien lui sourit, puis jeta loin le couteau, et attrapa sa lance, déterminé à se battre.
Son tome d'eau quasiment inefficace dans cette zone, il lui fallait le mettre de côté, et se battre avec sa précieuse lance, héritage du temple de Kila de Tharas. L'air glacial de Snowllia n'était pas fait pour sa magie, au contraire... Et c'était bien pour cette raison qu'il avait voulu s'y mettre à l'épreuve en se rendant dans ces monts enneigés...
Le premier homme complètement immobilisé, Sôh-Mon retira son manteau pour une plus grande liberté de mouvements, et écarta quelques feuillages pour se rapprocher de la zone de combat en trottinant. Il avait très facilement esquivé les coups que le premier homme avait tenté de lui infliger en le voyant à sa portée. Deux petites pirouettes furent amplement efficaces.

« Ne bouge plus. »

Son tome d’eau toujours ouvert un peu plus loin, il pu manipuler l’eau afin de totalement l’immobiliser. Un dernier regard noir dans sa direction, il l’observa se débattre, resserra sa poigne sur sa lance et rejoignit en quelques foulées le combat qui se déroulait juste à côté. Plus guidé par les sons que sa vue, ce fut pourtant celle-ci qui le figea. Une vision… D’horreur. Il n’avait rien pu faire, la jeune créature venait tout bonnement de… Séparer la tête… Du corps de… De ce qu’il restait de l’un des chasseurs. Le spectacle sanglant l’assomma, et ses tempes vrillèrent violemment. Les quelques lunes qui le séparaient de « l’incident » qui avait eu lieu à Tharas n’étaient clairement pas suffisantes. Il n’avait rien oublié, et il n’avait rien surmonté. Il n’arrivait qu’à faire semblant, et le comprendre le plongea dans une colère sourde. Ça et la vie qui avait été prise inutilement, à son sens.
Les sueurs froides qui le traversaient lui semblaient plus glaciales que les neiges éternelles de Snowllia. Sans s’entendre, un cri paniqué retentit à travers la forêt, un cri qui venait de ses propres lèvres, et qui pourtant semblait très loin.

« Non !! Il… Non… »

Agenouillé aux pieds du cadavre, une main tenant encore sa lance, et l’autre sur la plaie béante de l’homme, il tourna son regard brillant et vairon sur la créature. Il n’aurait pas été si en colère s’il avait été question d’un animal sauvage… Mais les Kitsunes étaient un peuple évolué… Le meurtre était une voie à éviter le plus possible, surtout dans des temps de paix…

« Pourquoi l’as-tu tué ? Le blesser assez pour l’immobiliser aurait été suffisant ! La peine de mort n’était pas nécessaire !... »

Face au regard du Kitsune dit Maudit, recouvert d’hémoglobine, le prêtre itinérant sentit son cœur se serrer, et une nausée insidieuse grimper le long de sa gorge. L’odeur du sang était déjà assez forte… Et ce n’était que le début, il le savait… Mais il essaya d’intervenir.

« Il… Non… Je me suis occupé de l’autre, il est neutralisé ! Tu n’as pas besoin de- »

Avant d’avoir pu finir sa phrase, des bruissements interviennent non loin d’eux, et un puissant hurlement de colère atteignit l’humain et le Kitsune. Un troisième homme, visiblement furieux de voir dans l’état dans lequel l’un de ses compagnons se trouvait, s’arma de sa machette, et se dirigea vers… Sôh-Mon.

« Schling !! »

D’un habile mouvement, le jeune homme pu esquiver et contre-attaquer grâce à sa lance malgré la différence de taille entre lui et son vis-à-vis. Sans attendre de se retrouver acculé, Sôh-Mon porta des coups en tentant de créer une ouverture afin de porter un coup final, sans pour autant qu’il ne soit mortel. Il savait que la violence et la mort n’amenait que le désespoir et encore plus de souffrance.

À chaque coup échangé, un flash de son agression qui remontait du début de l’année lui revenait violemment en mémoire. Le son du fer croisé se confondait à celui des poings s’écrasant sur son corps, des rires gras et moqueurs… Et cette entêtante odeur de sang… Il avait déjà été confronté aux morts naturelles, mais jamais à pareille horreur.


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Dernière édition par Sôh-Mon Dod'Ousse le Lun 16 Mar - 1:30, édité 1 fois

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Ecrit le le Sam 14 Mar - 17:48
Xingyún Feng
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Une esquisse dans la neige …






Le Kitsune maudit. Tu avais déjà entendu cette appellation quelque part. Tu ne savais plus où exactement, sans doute que les chasseurs avaient entendu parler de toi. De ta particularité. Tu savais que les informations allaient vite à se propager, et loin. Oui, tu étais maudit. Un jour blanc, un jour noir, tel était le sort que tu devais subir jour après jour. Heureusement pour toi, ce n’était en aucun cas douloureux physiquement. Cela avait été un peu déroutant au début. Se voir de couleur noire du jour au lendemain, ça avait été un peu traumatisant. C’était tellement aléatoire que tu avais cessé de chercher une explication logique et rationnelle, tu avais laissé tomber l’analyse au bout de quelques semaines. Les résultats ne donnaient rien de toute façon. En plus, tu n’étais pas du genre à t’encombrer de réflexions inutiles.

Si tu avais pu sourire de toutes tes dents ensanglantées et pointues, tu l’aurais fait. Mais la rage t’aveuglait terriblement. Tu étais déjà tombé sur un camp de chasseurs de Kitsune … Tu ne pourras jamais oublier les corps sans vie, parfois déshabillés de vêtements et/ou de peau, des cadavres dont certains organes manquaient … Tu avais compris la difficulté des Kitsunes à se faire entendre en tant qu’être vivant et réfléchissant comme des Humains. Depuis ce jour, oui, depuis cette horreur, tu ne réfléchissais plus, tu n’attendais plus, tu ne posais plus de questions. Ils ne méritaient que la mort. Tu n’avais jamais connu l’esclavage, mais si tu pouvais tuer des ordures pareilles sans que tu ne sois puni, alors tu agirais avec un malin plaisir. Tu étais en quelque sorte la Faucheuse défendant les Kitsunes.

L’instant d’après, tu te retrouvas piégé dans un nuage de gaz toxique. Il était difficile pour les bêtes comme toi de se sortir rapidement d’un piège comme celui-ci. Tout d’abord, parce que les chasseurs ne parvenaient que rarement à vous toucher, puisque vous étiez plutôt vifs, ensuite du fait de la première raison, vous n’aviez pas eu à réfléchir à en sortir parce que ce n’était pas arrivé à énormément de Kitsunes. Tu ne perdis cependant pas de temps à rester dedans, dés la première occasion, tu sautas en dehors, et fonças sans plus de cérémonie vers le criminel. Après avoir littéralement coupé la tête du type, tu retombas mollement sur le côté, ta cuisse te faisant étrangement mal. Tu entendis un cri et ton visage sanglant, tes yeux vitreux, se tournèrent naturellement vers la source du bruit. Tu voyais flou, terriblement flou. Tu n’étais pas sûr de distinguer correctement qui il était, s’il était ami ou ennemi mais ses paroles suivantes te firent hausser les babines. Tu te redressas rapidement et commenças à t’approcher de lui, comme pour l’attaquer. Les Humains étaient pathétiques, bien plus que le peuple Kitsune.

Ton attention se dirigea en une seconde vers le chasseur que tu avais abimé, et non tué juste avant. Il méritait le même sort que le premier. Le petit homme tenta de t’en empêcher, mais il était trop tard, tu ne pouvais plus le laisser vivre. Cependant dans ta marche vers le futur cadavre, un hurlement de rage te parvint, te faisant tourner l’oreille et t’obligeant à te concentrer dessus. Tu levas le nez, et remarquas qu’il ne s’agissait pas là d’une odeur que tu connaissais. Cet homme n’était donc pas l’homme que tu avais croisé dans la forêt un peu plus tôt, tu laissas l’image flouté aux cheveux bleus se battre contre lui. Tu utilisas ton nez pour renifler du mieux que tu pouvais, ton corps commençait à être faible, à se paralyser par endroit, et tes yeux te faisaient terriblement souffrir. Tu ne devais pas perdre de temps, Il fallait que ça se termine au plus vite. Un bruissement fit tourner ton oreille encore une fois, et tu te glissas sur le flanc pour esquiver une hache volante, celle-ci se logeant dans un arbre environnant. « Je vais te faire la peau sale cabot ! »

L’homme qui se battait contre un autre cria quelque chose à son intention. « Ne le tues pas ! C’est le Kitsune Maudit ! » Tu plissas les yeux et relevas tes babines, dans le but de te faire le plus menaçant possible, mais la vérité était que tu n’étais plus en état de te battre, ou de bondir. Une pointe logée dans ta cuisse, ta vue ne reviendrait pas maintenant, et le poison commençait à agir sur tes muscles, qui se raidissaient dangereusement. Que faire, que faire … Ton esprit commença à s’embrouiller, tu n’entendais plus grand-chose, tu vacillas d’un côté, puis de l’autre. Des pas se rapprochaient de toi, mais tu ne pouvais plus t’échapper. Soudain, sur ton dos, ce fut comme si une centaine de cordes s’était jetée sur toi, la sensation était désagréable, mais ce qui t’agaçait le plus, c’était ton incapacité à bouger. Tu ne le compris pas tout de suite, mais un filet venait d’être vulgairement abattu sur toi. Peu à peu, tu ne distinguais plus les voix, tu n’entendais que des sifflements au creux de ton oreille, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de bruit du tout.

Halloween
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Ecrit le le Lun 16 Mar - 2:38
Sôh-Mon Dod'Ousse
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Une esquisse dans la neige pour ne pas regarder le fil du temps s'écouler ft XingYun





Sôh-Mon ne l’avait jamais connu. Ni la guerre, ni l’esclavage. Il avait peu de souvenirs, notamment pendant son enfance à l’orphelinat… Et encore moins à son arrivée à celui-ci. Il était né après la traque des derniers dragons, comme il était dit dans les écrits Uxyiens sur Kila et sa vie.
Il n’avait jamais connu le désespoir et la mort, aussi cruelle, et aussi loin que pouvait remonter ses souvenirs. Il ne savait pas encore à quel point il se trouvait être naïf, et bien trop idéaliste pour un monde aussi corrompu.
Le petit prêtre vit que le Kitsune mi-blanc, mi-carmin était blessé, et qu’une pointe -source de son mal- était encore plantée dans sa chaire. Il semblait d’ailleurs vouloir s’attaquer à lui, faisant ainsi comprendre au bleu qu’il devait sans doute être là avant tout pour le petit Kitsune qu’il avait tenté de soigner auparavant. Il ne lui en voulu pas, mais il fut attristé d’être perçu comme une menace, au même titre que les chasseurs.

Gêné par les mêmes flash qui hantaient encore ses nuits, Sôh_Mon avait du mal à réfléchir et à se battre. Les souvenirs de la haine, des coups, de la souffrance… Des sentiments de solitude. Il avait voulu partir de zéro pour revenir plus fort, plus changé. Il voulait se laver de cette humiliation et se prouver à lui-même, comme à Kila et Soma, qu’il n’était plus le même qu’avant, qu’il n’était plus la victime incapable de se protéger elle-même et tout juste bonne à appeler à l’aide.

Ce que le petit prêtre avait vécu, ces évènements se mélangeait à ce qu’il venait de voir. L’injustice de l’instant avait été si forte… Celle reliant les chasseurs aux Kitsunes, et également à l’inverse, celle qui reliait les Kitsunes puissants aux chasseurs prisonniers de leur cupidité et cruauté. Pour le petit poisson avide de paix et d’amour, tous étaient fautifs. Peut-être que les renards étaient les premières victimes, mais répondre à la mort par la mort… C’était se rendre coupable. Coupable de céder à la facilité, à la violence, à la misère et à la destruction. Il l’avait appris dans les livres qui avaient fini de parfaire son éducation. Et il le voyait sur ce champ de bataille…  Avec deux Kitsunes blessés, et un homme décapité, les deux côtés souffraient, et tout ça pour quoi ?

Lorsque le Kitsune esquiva la hache, le cœur du petit poisson se décrocha. Il cria, repoussa de toutes ses forces l’homme virulent qui déblatérait maintenant une myriade d’insultes à son encontre et tenta une course rapide pour porter secours à la créature légendaire prisonnière du vulgaire filet. En analysant la situation malgré le stress et l’adrénaline, il comprit qu’il était question de paralysant. Et de poison sans aucun doute. Après avoir esquivé un coup mortel au niveau de sa cuisse, le prêtre itinérant tenta d’assommer l’homme de sa lance qui commençait déjà à ramasser sans délicatesse le Kitsune mi-blanc mi-carmin. Sa maîtrise encore bien trop grossière, il échoua sa tentative.


. . .



Il n’était pas prêt. Et sans doute qu’il ne le serait pas avant longtemps. Il se trouvait sur le dos de l’agresseur du Kitsune inconnu, quand un autre chasseur arriva derrière lui, et lui asséna un puissant coup du niveau du crâne et des côtes simultanément. Un bruit écoeurant arriva jusqu’à ses oreilles, mais il ne fit aucun commentaire parce que… Tout naturellement, il avait été mis K.O en un seul coup. Sôh-Mon n’était pas mauvais en défense, en règle générale, mais concernant l’encaissement… Il avait toujours été mauvais. Et dans un combat avec autant de points compliqués à gérer… La configuration climatique l’empêchant d’utiliser son tome d’eau, sa mauvaise maîtrise de sa lance, son instabilité psychologique.

Il avait lamentablement échoué…


«  Craaac !! »


En tombant lourdement sur le sol gelé, il avait cassé quelques branches sur un arbuste situé non loin.


[...]


Un temps indéterminé plus tard


À son réveil, en entrouvrant difficilement ses paupières, il ressenti une violente migraine, et une douleur similaire à un gros bleu sur ses côtes. Le petit prêtre se trouvait… Attaché à un arbre ? En tentant de bouger ses bras, il le confirma et soupira. Sa tête se trouvait encore lourde, comme le reste de son corps. Il avait peut-être été drogué… Sa vue était également mauvaise, un peu floue sans pour autant l’empêcher de voir.
Ses poignets étroitement liés au tronc épais, Sôh-Mon décida d’observer autour de lui. Il ne fallait pas qu’il traîne ici !... Il devait voir où se trouvait les deux Kitsunes, voir s’ils allaient bien… Et… Voir également l’emplacement des ravisseurs.
S’obligeant à ne pas paniquer malgré le souvenir ardent de ce qui lui était arrivé la dernière fois qu’il s’était retrouvé ligoté à la merci de ravisseurs sans scrupules et débordant de violence, il refoula une brusque nausée lorsque son cerveau analysa l’odeur qui l’incommodait depuis son réveil.

Du sang
. Beaucoup… De sang. C’était prenant, sa gorge lui grattait tant l’odeur emplissait ses poumons. Pour le moment il ne distinguait rien, il fallait que sa vue revienne… Et vite ! Tout en essayant de contrôler son corps, il se concentra sur les nombreux bruits, indéfinissables qui lui parvenaient. Il allait devoir vérifier s’il avait de l’eau à disposition pour juste fragiliser la corde, afin de la briser. Ça ne devrait pas aggraver sa vue… Et il devait lui rester bien assez de forces.

Il fallait aussi qu’il récupère ses affaires, notamment sa lance, car sans ça, il était inoffensif.




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Dernière édition par Sôh-Mon Dod'Ousse le Mar 24 Mar - 2:23, édité 2 fois

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Ecrit le le Dim 22 Mar - 15:23
Xingyún Feng
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Une esquisse dans la neige …






Ta conscience revenait doucement mais sûrement. Qu’était-il arrivé ? Où étais-tu ? Un léger frisson parcourut ta peau, qui se dressa en milliers de petites montagnes. Ton oreille droite se dressa pour écouter les bruits aux alentours, mais il n’y avait pas grand-chose. Ah si, des chaînes, et des frictions de vêtements contre une surface. Le sol peut-être, tu ne savais pas. Le sol, lui, était rocheux, froid, voire même glacial, c’était sans doute pour cette raison que tu recevais par vague des frissons semblables à des décharges magiques de foudre. Tu ne te souvenais pas, tu ne savais pas où tu étais. Tu ne connaissais pas l’odeur de ce lieu, ni même les ondes sonores qui couraient sur les murs. Tu fronças les sourcils en reniflant l’odeur du fer rouillé sur ta cheville et voulus ouvrir les yeux brusquement, mais quelque chose t’en empêcha. Un bandeau était posé sur tes yeux, humides, avec un parfum de plantes broyées. Te fiant alors à tes oreilles canines, tu tentas de te retrouver, de savoir au minimum dans quelle pièce tu te trouvais. Tu entendis du bruit à côté de toi, et directement, tu redressas tes lèvres, pour grogner comme un animal errant. C’était étrange cette sensation que tu avais. Comme si tu t’étais endormi Kitsune, mais ton corps ici présent, était celui d’un humain. Cela ne t’arrivait jamais. C’était impossible. Si tu t’endormais dans un état, tu te réveillais dans le même lorsque ta sieste ou ta nuit était terminée. Tu étais où, bon sang ?

Tu décidas de bouger un peu, de te redresser un peu, au moins en position assise. Ton corps était douloureux, endolori sur certaines parties, tu ne sentais pas beaucoup ta cuisse, et tes yeux étaient entravés. Tu levas alors l’une de tes mains, avec le plus de concentration possible, pour toucher ton torse. Nu. Tu n’avais aucun vêtement sur toi. Où était passée ta tunique ? Celle que tu ne quittait jamais. Tu commenças à respirer un peu plus vite, un peu plus fort. Ce n’était pas de la panique, mais une frustration de ne pas se souvenir. Tu tentas de ne pas t’en inquiéter maintenant, le principal était de savoir ce qui allait se passer dans les prochaines minutes. Et puis, les détails de ton environnement t’explosèrent à la figure. Tu bougeas légèrement ta cheville, dont la chaîne provoqua un tintement qui t’était familier. Tu retiras d’un geste brusque le tissu qui te couvrait les yeux, et tu ne fus pas entièrement surpris de constater que ta vue était affreusement floue. Pourquoi tu ne te rappelais pas de ce qu’il s’était passé, mais ton corps, oui ?

Ton oreille se tourna instinctivement en arrière, lorsqu’un bruit de pas se fit entendre non loin. Ton cœur s’emballa alors, tu savais qu’il fallait que tu fuis, que tu t’en ailles de cet endroit, mais la chaîne qui entravait ta cheville était alimentée par de la magie. Une magie qui empêchait les Kitsune d’y toucher. Tu étais coincé. Tu ne bougeas donc pas, et te contentas de faire le mort pour le moment. Tu ne pouvais rien faire d’autre. « Il est où ton bâtard maudit ? j’espère que tu ne me fais pas déplacer pour rien sinon … » Une voix grave et barbare s’éleva alors dans un couloir, une autre mielleuse répondit. « Je n’oserai jamais vous déranger pour rien! Il est vraiment magnifique, vous verrez, cela vaut au moins un coup d’œil. » De justesse, tu replaças le bandeau sur tes yeux, remerciant le timing d’être de ton côté lorsque tu repris une position fœtale.

« Pourquoi est-il dans sa forme humaine ? »
« Nous l’avons séparé de sa Bestipierre, afin d’éviter qu’il blesse quelqu’un. »
« Pour moi, il ressemble à un Kitsune normal. Est-ce que tu te moques de moi ? »
« Non, je vous jure, c’est bien le Kitsune Maudit. Celui qui … »
« Chef, l’autre prisonnier est réveillé ! »


Tu te forças à rester immobile, et à réfléchir à toute vitesse. Ce dont tu n’avais pas l’habitude, parce que tu étais plutôt du genre à foncer tête baissée dans le tas. Un autre prisonnier ? Pour le moment, ce n’était pas ton problème, tu devais à tout prix retrouver tes sens et te tirer d’ici. Après plusieurs minutes de discussion à ton sujet et à propos de la personne que tu ne connaissais pas, tu ne sentis plus aucune présence dans la pièce. Les pas se firent lointain mais tu te savais en sursis. Tu pris une inspiration et bougeas le plus rapidement possible, afin d’enlever à nouveau ce bandeau sur tes yeux, les dirigeant machinalement sur la chaîne qui entravait tes mouvements et ta transformation. Dans un premier temps, trouver un moyen d’enlever l’anneau autour de ta cheville, ensuite récupérer ta bestipierre afin de faire le ménage. Bon, comment reprendre le total contrôle sur ton corps ? Tu touchas ton corps sans grande délicatesse, et arrivant sur ta cuisse, retins un râle de douleur. Tu étais blessé, et c’était douloureux. Qu’est-ce que ton frère t’avait enseigné sur les pièges Kitsune … Réfléchis, réfléchis …

Un éclair de génie passa dans ta tête et après avoir écouté les sons quelques instants, tu t’activas à te lever. Malgré ta vue brouillée, tu ressentis le tournis, comme après plusieurs journées de courses à patrouiller ou voyager d’une région à l’autre sans repos. Comment avais-tu été enlevé par des chasseurs ? C’était un mystère, et surtout, une première. À plus tard les réflexions, tu devais sortir. Malgré la douleur présente sous tes paupières lorsque tu restais trop longtemps les yeux ouverts, tu te forças à regarder dans la pièce, du mieux que tu le pouvais, à la recherche que quelque chose d’utile. Tu veillais à ne pas trop bouger la chaîne, pour éviter de ramener du public. Tu remarquas ton fidèle chandail rouge, et un sourire victorieux se dessina sur tes lèvres lorsque tu pus l’attraper d’une main. L’enfiler serait difficile, mais tu avais une idée. Si ta combinaison était rouge, et peut-être ringarde pour certains, elle te permettait tout de même de te protéger un minimum de la magie. Ton frère t’avait enseigné cela, et pour une fois, tu pouvais pleinement prouver que vous aviez des enseignements utiles. Ta sœur s’était arrangée pour voler ta tenue, et appliquer les soins et défense nécessaire à ta survie. Ta famille entière savait que tu ne prenais pas soin de ta vie, alors il fallait parfois le faire pour toi.

Enroulant alors l’immense manche autour de ta cheville, sur l’anneau de fer, tu pris une grande respiration avant d’essayer de casser la menotte. Bien que le tissu soit résistant, tu te pris quelques coups de jus douloureux. Cela réveilla quelques uns de tes sens encore endormis mais aussi des flash, de ce qu’il s’était passé. Tu t’étais mis dans un état de rage incontrôlable, et cela t’avait causé des ennuis. Tu t’insulterais plus tard. Bon et le type aux cheveux bleus, il était là ? Ou bien s’agissait-il de Citronel lorsqu’ils avaient parlé de prisonnier ? Tu ne pouvais pas laisser le doute régner, tu voulais voir par toi-même. Après que le fer ait cédé sous ta puissance, tu t’habillas rapidement et cherchas de tes yeux opaques, ta Bestipierre. Elle n’était pas là, le type de tout à l’heure avait du l’emmener ailleurs. Pas bête. C’était quand même con pour toi.

La pièce autour de toi était ronde, comme le rez-de-chaussée d’une tour. Un petit escalier menait sur une porte, à quelques mètres du sol, et cette porte était en bois renforcé de fer, ce qui était plutôt utile pour garder en captivité des gentils petits Kitsune. Les murs étaient de pierre froide, et tu t’estimais heureux que tu ne sois pas déjà dans le pays voisin. Tu étais encore à Snowllia, la fraîcheur et les odeurs de la nature, bien que recouverte par le parfum du sang, étaient bien présentes. Tu avanças à pas de loups vers la sortie, mais une effluve plus forte envahit ton nez. C’était la même senteur que celle du bandeau, qu’on avait placé sur tes yeux, tu pouvais reconnaître quelques herbes médicinales en les touchant. Ta sœur était douée dans ce domaine là, et parfois elle t’avait fait touché et sentir pour te souvenir, si tu venais à être dans une situation délicate. Un immense bol était rempli d’eau, sur laquelle flottaient des plantes. Si on avait mis cette chose sur ton visage, c’était sûrement pour soigner tes yeux, probablement pour que tu aies plus de valeur qu’un renard aveugle. Tu ne réfléchis pas deux secondes de plus avant de plonger ta tête entière dedans, les yeux ouverts.

Un hurlement déchirant frappa le camp de chasseurs. C’était douloureux. Oh tu n’avais pas imaginé cette douleur. Tu frottais tes paupières closes, comme si cela allait arranger ton geste, comme si cela allait même l’effacer. Mais plus les secondes passaient, et plus cela te faisait souffrir.

Halloween
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Ecrit le le Mar 24 Mar - 2:24
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Une esquisse dans la neige pour ne pas regarder le fil du temps s'écouler ft XingYun





« La nature humaine ne peut avoir qu’une facette. Une force négative se mêlant à une force positive ne pourra que créer un équilibre sain et durable. Il ne faut donc pas repousser ce qui te paraît terrible et condamnable. Mais tu peux le comprendre pour apprendre et devenir cette force positive qui sera l’origine de la joie et de l’apaisement autour de toi. »

Sôh-Mon s’était perdu l’espace d’un instant dans ses souvenirs, ceux qu’il avait de son père. Il avait repensé à ce que lui avait appris celui-ci.
Un homme pouvant être bon devait apprendre à être dur. Et au contraire, un homme au cœur dur comme la plus épaisse et froide des glaces se devait d’apprendre à compatir et partager des ondes plus positives. En bref, ce que l’enseignement du prêtre Kilian lui avait apporté, c’est qu’il ne devait jeter la pierre à personne. Haïr était quelque chose de bien trop facile et destructeur.
Et le rôle de Sôh-Mon, en tant que Curé de Tharas, était donc d’accorder son pardon à tout être vivant et à aider chacun d'entre eux. À les protéger et leur amener joie et apaisement.

Mais aujourd'hui, comme cette fois-là, le petit Saumon qu’il était devait protéger des vies.  Et ses armes ne pouvaient plus être de simples mots, mais sa maîtrise de l'eau, et sa lance. Des… armes.


…Ses affaires... Il devait récupérer ses affaires ! En tendant l'oreille et en fermant les yeux, il pu mieux se concentrer. Voir flou l'empêchait de se rendre compte de la situation qui l’entourait. Il était vraisemblablement dans un camp, avec une activité hautement illégale et immorale. Derrière lui, il y avait 2 hommes, en train de... De dépecer ? Il entendait des bruits d'os, et de chaire, sans réellement comprendre ce qu'il se passait exactement. Et au fond de lui, il ne voulait pas le savoir. Il avait peur… Peur de perdre son sang froid, et d'être déchiré entre peine et colère. Cette aventure le mettait à l'épreuve. S'il n'arrivait pas à s'en sortir, il ne serait certainement pas digne de retourner à son village ! Quand sa raison l’abandonnait, il devait se rappeler de ce qui le définissait réellement, et à tout prix.

Après avoir calmé sa respiration qui s'était accélérée -il avait imaginé contre sa volonté ce qui pouvait potentiellement se tramer dans son dos- il tâta un peu partout le nœud qui immobilisait ses poignets. D'après ce qu'il avait comprit, il y avait un lien autour du tronc, et la corde semblait peu longue, tellement qu’il en avait fallu une seconde pour l'attacher. Les deux cordes étaient emmêlées grossièrement, rien de compliqué à retirer en somme.

Mais son angoisse augmentait de seconde en seconde. Stressé, il se hâta et prit la décision d'utiliser l'eau sans son tome. Il ne savait pas où il se trouvait et n'était pas en état d'aller le chercher. Et le temps pressait… Vite.
Lentement, et le plus naturellement du monde, après avoir remarqué que la température glaciale était due à une plus forte présence de neige, il en profita, matérialisa et amena un silencieux filet d’eau semblable à un serpent translucide. Celui-ci gelait quelques secondes après être entré en contact avec l’oxygène glacial. Mais la neige n’étant pas loin, la manipulation resta discrète. N’ayant quasiment pas bougé depuis son éveil, le jeune homme n’avait pas éveillé l’intérêt des chasseurs présents. Tant mieux.

Arrivé à ses chevilles, sa création suivit les directives de son doigt, sans qu’il ne bouge ses mains, de manière à l'amener jusqu'à ses poignets liés entre eux. Le petit prêtre arrivait à la faire se mouver et se rendre où il voulait essentiellement parce qu'il avait touché ses liens, et qu'il avait aperçu le tas de neige. Il lui fallait avoir vu au moins une fois pour mieux visualiser les yeux fermés ses objectifs. Il n'avait d'ordinaire pas vraiment besoin de gestuelle pour guider ses sorts d'eau, mais la migraine l'handicapait partiellement, la drogue encore active dans son organisme bien plus encore. Et sa manipulation sans scellés ne l'aidait pas à aller mieux. Mais pour le moment sa santé n’avait pas d’importance.

« Ah… »

Alors que tout avait l'air perdu, sa situation semblait s'améliorer… Au moins légèrement. Ses mains étaient libres... ! Et il avait réussi à ne trancher que la corde qui le retenait prisonnier, pour ne pas alerter ses ravisseurs. Casser sa corde grâce à son eau glacée sur celle-ci dans l'état dans lequel il était avait été… épuisant. Et son œil gauche était pour le moment douloureux. Il n'allait devoir se servir que du droit pour le moment.

« T’as pas entendu un truc ?...
- Hm ? Bah non ?
- Hé, va vérifier que l'aut' gamin y soit bien en place hein ! D'après Nahol, il aurait beaucoup de valeur pour certains clients connus à Uzuri.

-Alors va falloir le transporter avec les autres et... »


Sôh-Mon arrêta là de s'occuper des paroles qu'ils échangeaient tous deux. L'un d'eux s'approchait de plus en plus, il l'entendait à sa voix qui paraissait de plus en plus près, et de ses pas lourds. Assez rapidement, il réussi assez maladroitement à refaire un nœud, à le passer entre l'autre corde et le tronc et à se donner un air endormi. Il s’était tordu les poignets à plusieurs reprises, mais il n’avait plus le temps de faire dans la finesse.
L'homme fit le tour de l'arbre d’un pas lent, comme pour infliger encore plus de tension au jeune prisonnier… Et ce, jusqu'à apercevoir celui qu’il avait surnommé ‘’Le gagne-pain aux cheveux bleus.’’ Il se pencha un peu comme pour vérifier que le petit Saumon respirait toujours, puis il rejoignit son collègue sans plus de cérémonie. Il lui avait touché le cou, le menton et en-dessous de son nez.

Et... Un liquide poisseux et chaud chatouillait maintenant sa peau. Il s'empressa de défaire ses liens et d'ouvrir les yeux -en faisant fi de la douleur causée par sa migraine croissante-. Il n'avait pas besoin de chercher à comprendre, l'odeur puissante sur lui était sans appel. Il avait du sang de quelqu'un sur le visage...


Ne pas y penser... Ne pas y penser…


Ne pas respirer.


Sôh-Mon savait à peu près où se situait les deux chasseurs en pleine besogne. Ils étaient dans son dos, et devait pouvoir le voir. Contrairement à lui surtout avec son immense angle mort. Cependant, en face de lui, sur une table, proche de grandes cages et d’une tour, il pouvait reconnaître sa lance, et son sac. Il y avait sans doute la totalité de ses affaires, ou du moins, il l’espérait ardemment, car il ne pourrait probablement pas faire marche arrière.

Son plan se dessina petit à petit. Il lui fallait se saisir de ses items, et se débarrasser des deux hommes. Loin de lui l’idée d’attenter à leurs jours. Non, les assommer et les cacher quelque part serait suffisant. Il se trouvait dans un campement ennemi, et il pourrait s'enfuir facilement sans confrontation mais...  Laisser les deux pauvres kitsunes -et peut-être d’autres victimes- à leur triste sort ne faisait pas parti des principes que son père lui avait inculqués.

Et puis, l'un des deux lui était venu en aide et il avait été reçu avec la plus grande des gentillesses à Ofeil.

Souriant à ce souvenir apaisant des Kitsunes adultes souriants, et des enfants joueurs et curieux, quoique parfois un peu effrayés, il prit son courage à deux mains.

« La force ne vient pas des capacités physiques, elle vient d’une volonté invincible »

Aussi rapide que possible, il se précipita vers la table, attrapa son sac, sa lance et-

« Le prisonnier !!
- Merde ! Si on le perd, autant dire adieu à nos têtes, le chef nous pardonnera pas une connerie de plus ! Choppe-le !! »


Plus que déterminé, un œil ouvert et l’autre fermé, le corps un peu douloureux et la vue toujours partiellement troublée, Sôh-Mon fit appel à tout son sang-froid. D’autant plus qu’un hurlement venant de la tour venait de lui parvenir. Que Kila l’accompagne et que Soma lui donne la force…

« Schling !! »

Ignorant de toutes ses forces la vision abjecte qu’il avait entraperçue derrière l’homme qui s’était rué sur lui, il repoussa sa première attaque frontale avec sa lance. Celui-ci l’avait attaqué avec une espèce… De machette ? ça ressemblait vaguement à ce que les villageois de Tharas utilisaient dans les champs. La force qu’il utilisait était puissante, mais pas autant que la haine qu’il voyait dans son regard. Et alors qu’il continua à esquiver et à contrer les attaques du premier homme, le prêtre vit le second arriver avec… Plusieurs petites dagues. Il ne put qu’à peine analyser la situation, que déjà, il esquiva en plus des assauts brutaux, des lames tranchantes. C’était trop… Sa migraine semblait se battre sans fin avec l’adrénaline présente dans tout son corps et la drogue rendait ses gestes moins précis, et moins rapides… L’homme arriva à lui donner un puissant coup de poing au visage, ce qui provoqua une panique profonde chez le jeune homme.

Plus que la situation catastrophique, ce qui l’avait terrorisé à ce moment-là était… La réminiscence de cette fameuse nuit où la naissance de Kila avait été fêtée comme jamais à Tharas. Ce souvenir semblait vouloir rester terré dans un coin de son esprit, embusqué et prêt à lui donner des cauchemars à la première faiblesse. De sa terreur, naquit une puissante balle d'eau sous haute pression qui parti de l’une de ses mains, sans qu’il n’en contrôle la puissance et encore moins sa vitesse. Ça faisait bien trop longtemps qu’il n’avait pas utilisé sa magie sans sceau. Elle fut si rapide qu’elle n’eut même pas le temps de geler.

« Aaah…
-Hesnir !!
-Ah… J-je… Dés…Argh… »

Haletant, les yeux mouillés, la nausée au bord des lèvres, Sôh-Mon laissa l’assaillant intact se précipiter aux pieds du compagnon qu’il venait de… Trouer…


…Ne PAS y penser.


Titubant sous le choc, il fit volte-face et s’agrippa à la porte comme si sa vie en dépendait. Il l’ouvrit, pensa à ramasser son sac, et s’engouffra sans demander son reste. Il trottina comme il pu en cherchant une échappatoire.

Une fenêtre ferait largement l’affaire dans sa situation… Il se devait de redoubler de prudence, peut-être que l’une des victimes se trouvaient dans cette tour, le hurlement qu’il avait entendu plus tôt semblait venir d’une personne torturée… Ou pire…

« Reste… Calme… »

Réfrénant une douleur lancinante au niveau de ses tempes, il se mit à réfléchir, puis s’agenouilla dans un coin du couloir, pour fouiller son sac. Son tome d’eau !! Il allait pouvoir avoir une utilisation plus maîtrisée… Il lui fallait maintenant trouver les possibles victimes présentes… Alors qu’il allait remettre son sac sur son dos, il aperçut un objet briller au milieu de ses effets. Un objet ne lui appartenant pas… Une… Pierre ?





Halloween
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Ecrit le le Ven 17 Avr - 17:15
Xingyún Feng
Xingyún Feng
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Festival du Citron Yun

Une esquisse dans la neige …






D’un geste désespéré, tu frottais tes paupières, fort, comme pour tout enlever, comme si tu regrettais. Cependant, tu n’étais pas du genre à avoir des remords sur tes actions, c’était peut-être une qualité chez toi, parce que tu assumais absolument tout ce que tu pouvais faire ou dire. Tu devais agir vite, encore, pour ne pas être dans une situation plus que délicate. Tu soufflas plusieurs fois, des larmes incontrôlables dévalèrent tes joues au pas de course, tu essayas de maintenir ta respiration à un rythme normal, mais cela devenait de plus en plus compliqué. Pourquoi te mettais-tu toujours dans de beaux draps, d’abord ? Tu vacillas en arrière, reculant d’un pas, puis de deux, jusqu’à rencontrer le mur arrondi de la pièce. Tu te posas quelques minutes contre la pierre froide, pour reprendre tes esprits, et surtout laisser le temps à tes yeux de réagir. Bien ou mal à la lotion dans laquelle tu avais plongé ta tête, cela restait encore à voir mais tu ne pouvais rien faire d’autre à part attendre patiemment. Ce qui n’était pas du tout dans ton tempérament. Tu avanças de nouveau pour tâtonner dans la pièce, à la recherche d’une poignée. Seulement, avec ton hurlement, tu entendis un certain vacarme s’approcher de l’entrée, et sans réflexion supplémentaire, tu donnas un coup puissant dans la poignée, afin de la bloquer de l’intérieur.

Te voilà donc enfermé, avec les yeux clos et douloureux, sans pouvoir faire quoi que ce soit pour le moment. Il te fallait trouver une fenêtre, ou au moins un moyen de te battre sans bestipierre. Tu devais aussi éviter d’être blessé, pour ne pas répéter la même erreur : finir captif. Tu râlas à haute voix pour exprimer ton embêtement avant de tenter d’ouvrir tes yeux une nouvelle fois. La surprise fut si grande que tu en haussas les sourcils. Tu voyais parfaitement bien. Tout était clair, c’était comme si tes globes oculaires avaient été nettoyés de toute saleté. Comme une paire de lunettes dont les verres sont graissés par le passage de plusieurs doigts maladroits, une fois essuyé, ce n’était plus qu’un mauvais souvenir. Tu affichas alors un sourire victorieux et analysas avec précision la pièce. Il y avait une épée dans un coin, et pas loin de cette arme inutile entre des doigts griffus, un énorme bouclier de fer. Tu n’étais pas sûr de pouvoir le tenir longtemps, mais peut-être qu’il pourrait être le bienvenu dans ton plan d’évasion.

Tu levas les yeux sur les murs de pierre, la fenêtre était un peu haute, trop pour que tu puisses l’atteindre sans plan de secours. Sans perdre plus de temps, tu décalas la grosse table en bois en plein milieu pour la coller sans douceur à la paroi, puis tu montas dessus. Il ne manquait pas grand-chose, encore un peu et tu pourrais attraper le rebord. Tu réfléchis un peu, et pris le bouclier pour tenter de le coincer dans une pierre qui dépassait du mur, tu n’aurais pas plusieurs essais, seulement un. L’écu en diagonal, tenant sur la table et contre le mur parce que c’était la mode, tu reculas un peu et pris de l’élan. Tu maximisas ta vitesse et sautas du mieux que tu pus pour attraper le bord de la fenêtre, tu t’accrochas du mieux que tu pus, et utilisas la force de tes bras pour remonter ton corps pendant dans le vide.

Alors que ta silhouette prenait toute la place de l’ouverture, cachant ainsi une partie de la luminosité de la pièce, tu entendis du bruit plus bas. Ils venaient de défoncer la porte, et gueulaient quelque chose comme il fallait t’attraper et faire la peau. Tu leur balanças ton sourire le plus fourbe et sautas de l’autre côté de la tour. Tu tombas alors sur la muraille qui emprisonnait le camp, il s’agissait peut-être de vestiges du passé, d’un Fort qui avait été autrefois impressionnant, aujourd’hui, il n’y avait que ruines et désolation. Sans mentionner le fait qu’il n’y avait que la mort qui planait au-dessus de cet endroit.

Inutile d’être discret vu que tout le monde était à tes trousses, tu devais rapidement trouver ta bestipierre, ou les choses risquaient de se gâter. Alors que tu grimpais sur une nouvelle cascade de pierres empilées, une nouvelle masse de personnes attira ton œil. Ils criaient des choses et apparemment, tu n’étais pas le seul à foutre le bordel dans leur petit camp de torture tranquille. Un allié ? Cela pourrait peut-être t’aider.

Tu esquivas quelques flèches, et te faufilas à l’intérieur d’une pièce qui puait les cadavres empilés. Tu plaças alors ton bras devant ton nez sensible, et observas les alentours avec stupeur. Un frisson glacial parcourut ton dos alors que tu étais comme immobilisé par ce que tu voyais. Des Kitsune et Ulfhedins, et peut-être des Laguz aussi, en tas, au beau milieu, comme s’ils n’étaient qu’une montagne de vêtements. Ces derniers n’étaient même plus sur les corps sans vie, certains n’avaient pas repris forme animale avant de mourir, tu ne savais pas comment réagir face à tout cela. Une colère sourde palpa tes oreilles, qui commencèrent à siffler dangereusement. Tes yeux enregistraient tout de cette scène d’horreur, tu aurais préféré perdre la vue finalement, cela t’aurait épargné bien des cauchemars. Tu fis volte-face pour ouvrir la porte et déboucher sur un long corridor. Au loin, une silhouette bleuté se dessinait, tu décidas alors de t’élancer à sa poursuite.

Une vibration familière fit sursauter chaleureusement ton cœur, tu la sentais proche, tu savais qu’elle était quelque part, pas loin. Tu mis alors tous tes sens en alerte, et lorsque tu fus proche du gamin aux cheveux bleus, tu sautas de tout ton long sur la pierre qu’il venait de voir. Quelques secondes avaient suffit à ta transformation, tu étais vraiment ravi de trouver le type de la forêt et ta fidèle bestipierre, partie intégrante de ton être entier. Tu avais une connexion particulière avec celle-ci, comme tout autre polymorphe. Tu ne perdis pas plus de temps à apprécier ta métamorphose, tu attrapas le bras du garçon et le jetas sur ton dos immense de Kitsune.

Malgré le fait que tu l’avais fait vite et sans hésitation, tu avais pris garde à ne pas le blesser. Tu avais souvent un rapport de force avec Ryoichi, vous vous battiez sans pour autant vouloir vous faire vraiment mal. Tu te mis donc à courir dans le couloir, longeant les portes fermées, qui devaient sans doute le rester, pour protéger vos mirettes et vos esprits . Tu te souvenais que ce petit gringalet avait voulu sauver Citronel et qu’il avait voulu t’aider aussi, tu te sentais un peu coupable qu’il soit là, avec toi, alors autant lui rendre la pareille. Tu continuas ta route, sans t’arrêter, lorsque deux choix s’imposèrent à toi : descendre les escaliers qui se présentaient devant toi, menant tu ne savais où, un peu plus profondément dans les ruines, au risque de découvrir de nouvelles atrocités ; ou bien te retourner, et te battre contre une ribambelle de chasseurs expérimentés à la chasse au polymorphe. Tu jetas un coup d’oeil à l’algue sur ton dos, et d’un commun accord silencieux, tu pris la décision de t’engouffrer un peu plus dans la noirceur du Fort …

Halloween
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Ecrit le le Ven 1 Mai - 18:01
Sôh-Mon Dod'Ousse
Sôh-Mon Dod'Ousse
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Featuring : Solomon (Magi)
Classe Astra

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Musique d'ambiance à écouter~


Ce trou…dans son torse… Il était si… grand…

Tu n’avais perdu le contrôle qu’un instant, face à la peur panique de ce souvenir odieux. Juste… Quelques secondes où tout ton être voulu repousser ce qu’il lui arrivait, sans tenir compte de ce qui l’entourait. Tu avais blessé (et peut-être pire) un homme qui te voulait du mal… Mais tu aurais très bien pu t’en prendre à un allié, un ami , et c’est ce qui te terrifiait le plus. Comment pourras-tu prier Kila et Soma sans honte après cela ? Tu avais déjà essuyé une humiliation…était-ce alors ton destin, d’enchaîner les déconvenues et mésaventures ? Qu’allait devenir ton âme et ton esprit ?...
…Non. Il ne fallait pas réagir comme ça, tu ne devais p- !

« Ouah !! »

Perdu dans tes pensées confuses au milieu de ce couloir sombre et glacial, tu n’avais même pas prêté attention aux bruits de pas résonnant dans ta direction. C’est d’ailleurs pour cette raison que tu fus si surpris en voyant un homme inconnu vêtu de rouge courir, puis se jeter sur toi. Enfin un homme… À l’instant où il attrapa quelque chose dans ton sac, tu pu apercevoir quelques microsecondes sa silhouette. Il était plutôt grand, sans doute musclé, tu n’avais pas pu juger à travers son chandail. Mais le détail qui te frappa, fut les oreilles poilues blanches posées au milieu de sa longue chevelure.
Et… Le clignement d’après, un grand Kitsune te fit face. Tu reconnu alors immédiatement celui que tu avais aperçu quelques heures plus tôt, dans la forêt, pendant que tu essayais de défendre le Kitsune blessé des chasseurs.
Ça ne pouvait être que lui ! Ce… Regard, cette taille… Cette fourrure. Tu ne l’avais jamais vu sous sa forme humaine, tu n’avais même pas pu entendre le son de sa voix.
Sans avoir le choix, tu te retrouvas sur son dos, tiré par la puissance de sa gueule et obligé de t’agripper d’une main à ses poils en essayant de ne pas le faire souffrir, et d’une autre, tu enfilais comme tu le pouvais tes affaires, après avoir retiré ton précieux tome d’eau. Il fallait que ta lance te soit disponible et bien attachée dans ton dos si jamais tu avais à l’utiliser à l’extérieur. Tant que tu restais entre ces murs, dans des pièces pas trop froides, tu pourrais manier l’eau sans trop de contrainte.

« Merci… »

Tu ne devais en aucun cas en perdre le contenu ! Pour ta survie, celle de ton étrange allié, et tout ceux que vous pourriez aider. T’obligeant à ne plus penser à ce que tu avais fais auparavant (du moins, jusqu’à ce que vous soyez en sécurité), tu fronças tes sourcils et grogna en ouvrant ton tome, tes cuisses serrées sur les côtes de l’animal, pour ne pas glisser pendant sa course.
Arrivés à un escalier en pierre, ton cœur rata un battement face au dilemme qui se présenta à vous deux. Tu n’hésitas pas longtemps, car les pas, les cris et les bruits métalliques synonymes d’armes se rapprochaient dangereusement de vous. Après un échange de regard entendu, le grand Kitsune s’engagea dans ce qui se rapprochait le plus d’un tunnel. Sombre, éclairé par des torches… Humide.

« Vraiment… Merci. »

Tu l’avais déjà dit, mais, tu devais le soutenir dans votre fuite, et ça commençait par lui signifier que tu étais reconnaissant. Tu te souvenais de votre désaccord, de cette mort inutile infligée au camp des chasseurs… ça te glaçait encore jusqu’au plus profond de ton être… Mais malgré ça, pouvais-tu dire que la personne sous tes fesses était mauvaise ?... Non. Peut-être juste égarée.
L’odeur du sang s’était intensifiée depuis quelques minutes… Et plus elle devenait forte, plus le bruit de vos poursuivants se faisait étouffé. Comme si…

« Tu… Tu crois qu’on est en train de les semer ?? »

Tu n’avais pas parlé très fort, ton bras plaqué sur ton nez, avec ton tome d’eau au bout des doigts. De ton autre main qui te permettait de tenir sur le dos du polymorphe, tu vérifias que ta lance se trouvait bien attachée à l’aide de ton manteau et ton sac, en travers de ton dos. Tu avais pu rapidement bricoler une attache depuis l’accalmie, alors tant pis pour le froid… Quoique. Avec l’adrénaline qui parcourrait tes veines, tu n’étais pas près de grelotter. Oh non.
Sans t’en rendre compte, la pression de la situation, le fait d’être chassé comme un animal , te stressais au point de t’essouffler, alors que celui qui se fatiguait, ici, c’était… L’inconnu. Tu n’avais pas pu te présenter, et lui encore moins… Tout ce que tu savais de lui, c’est qu’il était soi-disant maudit, et qu’il avait tendance à régler ses problèmes de manière trop… Radicale.

« Cette odeur est une infection… Mais… Il y a peut-être quelqu’un là-bas… »

Sans doute que la migraine qui pointait le bout de son nez entre tes pauvres tempes, te poussait à confondre l’odeur de la mort, avec celle d’une personne grièvement blessée… Ou alors, tu t’imaginais peut-être un pauvre Kitsune blessé, en attente de soin. Voire plusieurs Kitsunes ! Décidé à ne pas devenir une charge pour ton allié et de venir en aide aux victimes des chasseurs, tu quittas souplement le dos de l’inconnu et te dirigea vers une porte, ton tome d’eau ouvert, prêt à en faire usage. Sans tenir compte de ce que le Kitsune en penserait, tu poussas la porte, les sourcils froncés (comme si un potentiel assaillant pourrait reculer devant ta simple carrure) et…

« … »

Tu te sentis stupide. Bien plus que lorsque tu avais cru, à l’époque, que tu étais capable de te défendre, et d’aimer quiconque en ce monde.
L’espace d’un instant, tu perdis foi en tout. Le temps d’un sursaut, d’un haut le cœur dévastateur. Une bile acide au bord des lèvres, tu fis volte-face après t’être involontairement imprégné du spectacle macabre. Un amas de corps sans vie sous forme bestiale… Sans doute des Kitsunes… Des Ulfhedins… Plusieurs autres races… étaient entassées dans des coins. Au centre, il était possible d’apercevoir à la lumière des torches, des cadavres à moitié, ou totalement dépecés, découpés… Il y avait des corps très petits, d’autres bien plus grands… C’était… Un carnage. D’autres tas encore, faisaient effet de fourrures, fraîchement retirées à leur propriétaires légitimes.

Ton cœur vibra puissamment, prêt à imploser au prochain évènement que tu considèreras comme étant insoutenable.
Comment des êtres pensants pouvaient se permettre de telles atrocités ? Quel genre d’êtres étaient-ils ? Et quelle était la raison de tant de haine ?... Il était impossible que le simple désir de s’enrichir soit derrière tout ça…
Malgré le fait que tu ais détourné ton regard, impuissant, de cette terrible scène, tu voyais encore la chaire des corps, et les fourrures parfois « détachées »  et mise de côté, comme on l’aurait fait avec une poupée et ses vêtements.

…C’était intolérable.


Tu ne savais pas si c’était le cas, mais… Peut-être que le pauvre kitsune que tu avais essayé de soigner plus tôt… Peut-être était-il au milieu de tout ça… Et en combien de morceaux ?... Malheur…
Affreusement pâle, tu te sentais mal, blessé comme si ta propre famille se trouvait en ces lieux. Tu n’arrivais pas à comprendre ce genre de violences, ça t’attristait et te révoltait terriblement. Oui…

Tu étais prêt à te battre jusqu’au bout pour éviter à un maximum de prisonniers présents de pouvoir éviter cette fin tragique.

« … ! »

Un… Bruit ? En marchant, vous vous étiez relativement éloigné de vos assaillants grâce au dédale de couloirs… Mais il n’était pas exclu que de ce côté aussi se trouve des ennemis. Tu regardas vers ton allié, pour la première fois depuis cette scène d’horreur, prêt à suivre sa décision, ou le protéger si le spectacle l’avait trop heurté. Tu ne pouvais absolument pas savoir comment il allait réagir… Car toi-même, tu te retrouvais complètement décontenancé. Si ces chasseurs étaient capables de pareilles horreurs, comment survivre ?






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